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L'endroit que j'appelais mon chez-moi quand j'étais enfant était un lieu rempli d'amour. Les Somaliens étaient somaliens et il régnait un sentiment de communauté et d'appartenance.

Je suis née pendant le voyage de la Somalie au Kenya. Ma mère était en train de fuir de Mogadiscio quand elle a accouché. J'appelle ce camp mon chez-moi parce que je n'ai jamais vu la Somalie.

Si la paix venait à être rétablie en Somalie, je voudrais y retourner. Un lion dans son propre pays devient un chat quand il est loin de chez lui.

Je n'ai rien emporté avec moi quand je suis venu au Kenya et je n'ai rien laissé derrière moi. D'ici le temps de nous enfuir de notre ferme à Kismayo dans le sud de la Somalie, les shebab s'étaient emparés de tous nos animaux. Si la vie continue comme ça, il n'y a pas d'espoir, c'est juste une question de survivre.

Nous avons la paix ici. Il n'y a pas de fusils. Mais en tant que réfugiée, je ne suis pas libre.

Ismail

Camp de réfugiés de Hagadera, Kenya

Camp de réfugiés de Hagadera, Kenya

Amina
Safio

Camp de réfugiés de Hagadera, Kenya

Camp de réfugiés de Hagadera, Kenya

Adan
Halima

Camp de réfugiés de Hagadera, Kenya

Camp de réfugiés de Hagadera, Kenya

Nadifo

Je ne veux pas retourner en Somalie. J'ai eu assez de problèmes là-bas.

Nous sommes arrivés ici l'année dernière en raison de la sécheresse et des combats. C'est donc devenu notre chez nous. L'ONU affirme que nous devons aller quelque part d'autre. Je ne comprends pas vraiment pourquoi, mais l'idée de déménager encore une fois est très stressante.

Diyad

Camp de réfugiés de Hagadera, Kenya